Idéalisme de l'anticipation

J'ai mal et cela me plait. J'en souffre et j'en pleurs. Je n'y trouve plus de sens à ce monde pitoyable, je n'en veux plus de ce bonheur tordu et malhonnête. Je me connais; je nous connais. Le bonheur nous crache au visage et s'en va. Voici ce dessin précis de notre vie; de notre destin. Ma souffrance, mon refuge.
Suis-je folle? Peut-être bien. Je m'en tape de toute façon. Je veux me retrouver dans ce gouffre sans fin, gouter au néant, et me perdre au centre de ce néant. Je sombre sous le poids du désespoir et je cris aux passants de m'aimer, de m'aimer. Je veux souffrir, souffrir de plus bel, souffrir intensément. Ou j'en suis, il n'y a plus que cette douleur qui puisse m'atteindre. Je suis artiste et je suis ma propre ½uvre. Je suis ici, privée de bonheur et à la merci de la haine et de la colère. Je ne m'en plains guère. Cette douleur exquise qui me brule l'âme et me torture le coeur. Je m'en réjouis. Je me détruis et cela ne me déplait pas, bien au contraire. La solitude ne se fait plus ressentir. il n'y a plus que mon torse qui se déchire et mon c½ur qui s'en évade. Un sentiment vulnérable, un moment de torture apaisant. Je m'y sens bien. A présent, il n'y a plus que douleur qui apaise douleur. J'ai bien trop attendu. L'espoir m'a quitté et a ouvert la porte des enfers. La souffrance me pénètre dans le corps et me fait rire. Un rire vide et glaciale. Je me sens fatiguée, usée. Suis-je possédée à présent? J'en ris et pourtant mon visage est devenu un masque pitoyable. Ce masque de joie qui recouvre mes cernes; mes yeux hagards et vides de vie; mes lèvres fendues. J'aurais été morte depuis des lustres, mais voici ma triste vérité: La mort me hante, La mort me trouble.
Vous m'ennuyez. Dévalorisez-moi, vulgarisez-moi. Vous m'ennuyez de plus bel. Faites de moi le centre de vos vies. Parlez donc de moi. Sans cesse et toujours. Vous m'ennuyez encore et encore. Vous êtes pitoyables.





Mes mots n'ont plus de sens. Les tiennes non plus.
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# Posté le mardi 05 mai 2009 08:09

Modifié le dimanche 21 juin 2009 12:01

La Chaleur

La Chaleur

Les roses se fanent.
Mon coeur sursaute.
Les belles s'en vont.
Le vent se lève.
Mes yeux pétillent.
Les armes se réveillent.
La lune est morte.
Je ne suis que mortelle.



Amis et ennemis, chers co-locotaires dans ce monde isolatoire, je vous salue. J'ai en face de moi un mur. Pas n'importe quel mur, mes soeurs et frères. Le mur qui se brisera bientot. Je verrai les sanglots d'une mère meurtrie par son amour. Je verrai l'enfant qui se tord de douleur sous l'oeil pacifiste du prêtre. Chers amis, je vous salue tout bas. Chers ennemis, que Dieu vous bénisse. Je suis en face d'un mur, un mur impossible à franchir. Tout a une faille pourtant, inéxistence de perfection. Les yeux scrutinant ce mur, je me tords de rire. Je vous vois. Oui, vous. Vous tous, envahissant mon espace, respirant l'air qui m'était destiné. Vous battez-vous assez pour cette liberté tant enviable? Non, chers mortels. Vous vous battez pour la mauvaise cause, ironie de votre sort. Ce mur est votre sauveur.

J'ai ouvert les yeux aujourd'hui en voyant une porte. Une porte de sagesse qui s'ouvrait sur la beauté infinie de ce monde. Je me vis soudain sur les montagnes de l'Himalaya à analiser vos moindres mouvements. Froncez-vous des sourcils? Qu'ai-je fait? Veuillez excuser ma maladresse. Je viens de piétiner votre ardeur. Chers amis d'un jour, ouvrez les yeux. Chers ennemis de toujours, veuillez bien trouver la guérisson. Je vous trouve bien pessimistes aujourd'hui!

Mon mur est toujours aussi long. Mon mur est toujours en face de moi. Mon mur est toujours à la merci de vos trahisons et de vos cruautés. Une faille, je la cherche. Aidez-moi. Ne me prenez pas ma force. Ne me prenez pas ma joie. Aidez-moi. Je suis mortelle, tout comme vous. Aidez-moi.
Voici ma foie, voici mon coeur. La transparence de mon âme étincelle sous l'ombre de mon mur. Chers humains, veuillez bien être aimables. Mon mur devient faible. Vous l'étouffez. Nous voici à l'entracte d'un film passionant. Un film qui dessine les fines contours de nos vies; les petites couches de couleurs; les parodies de tous les jours; les fruits de nos envies. Ce mur sera notre sauveur.

Un point de départ. Nouveau départ. Un petit point sur le mur. Espoir. Lueur. Beauté. Chaleur.
Aidez-moi. Brisons mon mur et revenons à notre destinée. Revenons à ce bonheur perdu. Revenons près de l'arc-en-ciel, du papillon, du soleil brulant, de l'herbe frais, des fleurs sauvages, de la prairie, de la montagne blanche, du sable doré.
Brisons mon mur.

# Posté le vendredi 20 mars 2009 12:38

Modifié le samedi 21 mars 2009 11:54

Indécence de mon ame et nudité de mon coeur.

Indécence de mon ame et nudité de mon coeur.
Lorsque j'étais enfant, je pourchassais les nuages et j'attrapais les papillons d'un bond. Je me prenais pour chasseuse mais je n'étais que criminelle. J'en avais tué des voix avec mon innocence. Vagabonder. Mon esprit vagabondait dans les ruelles de l'espoir. J'étais enfant. Je courrais sous les tables et je sautillais en voyant les paillettes. Je me prenais pour Indiana Jones mais je n'étais que criminelle. Mère, vous me criez dessus? Je crirai encore plus. Je crirai de toute ma force et le monde m'entendra. On me trouvera mignonne comme tout avec mes airs d'ange. Vous êtes si bêtes, adultes. Je ne suis que criminelle.

Lorsque j'étais enfant, j'écrasais les autres dans le bac à sable. Je me prenais pour magicienne mais je n'étais que criminelle. J'étais heureuse de voir le ciel et l'arc-en-ciel. Aiiy! Encore une entorse. Je ne tiens plus la douleur. Je cris sur mon prochain. Je lui fais souffrir. Sens cette souffrance que j'endure. Je ne suis que criminelle après tout. Adultes, pincez-moi les joues et vous en serez aveugles de joie. Je vis des surprises tous les jours. Je me noie sous la découverte du monde. Elle est si belle, cette planète. Elle est si belle dans mon coeur, dans mon coeur à moi. Cela me rend affamée. Affamée de douleur; de tristesse; de souffrance. Je ne suis que criminelle.

Lorsque j'étais enfant, je cueillais toutes les jolies fleurs. Je ne laissais que celles qui étaient fannées pour mon prochain. Je me prenais pour héros mais je n'étais que criminelle. Je m'aimais tant. Je m'aimais tant. Mère, obéissez-moi. Père, agenouillez-vous. Je me mets au sommet de tous. Je vois la lune de soir en soir. Elle me ronge. Je l'aurai un jour et j'assouvrirai ma soif grâce à elle. Adultes, je ne suis que corrompue tout comme vous! Et pourtant .. Et pourtant, vous m'aimez de plus en plus avec mes mesquineries. Je ne suis que criminelle, douce et parfaite criminelle.

Lorsque j'étais enfant, je me tordais de rire en voyant la cruelle croyance qu'avaient les adultes. Je me prenais pour surdouée mais je n'étais que criminelle. Je me posais toutes sortes de questions. J'étais mon propre et unique souffre-douleur. Adultes, pourquoi parlez-vous de l'âme de votre enfance? Ce n'est que peine perdue, l'enfant est maintenant petit adulte. Non, plus un enfant. Plus un enfant. L'enfant s'est perdu sur la rue de la vie. Il s'est perdu entre les souffrances qu'offre ce monde et la tricherie qui règne chez lui. L'enfant devient à présent criminel. L'âme de l'enfant devient âme d'adulte. Humains, nous sommes à présent tous égaux: petits et grands.

Réjouissons-nous!

# Posté le jeudi 25 décembre 2008 02:46

Modifié le mardi 30 décembre 2008 22:54

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Aujourd'hui, peuple honorable, je vous raconterai mon histoire. J'y mettrai une parcelle de mon âme et toute la foi qui m'a honorée.
J'ai été reine, votre reine. Idéal était mon royaume, idyllic était mon peuple. J'ai été votre reine. Je ne le suis plus. Vous avez tranché, tranché en faveur de celui qui a acheté votre âme. Pourquoi? Pour quelques sous, quelques pièces, quelques richesses. J'ai perdu ma place il y a bien des années et je vous l'ai donnée. Je ne m'en plains guère. Je présume de pleins coeur. Vous avez fait preuve d'une faim insatiable, dirai-je. Vous m'avez trahie. Moi, votre reine d'autrefois, j'ai été trahie. Les hommes se sont emparés de vos âmes. "Victoire!" crient-ils.
Peuple, vous avez été mien. Vous ne l'êtes plus. Mon âme a du se forger une muraille faite de pièrre. Les hommes, mes frères, l'ont brisée. Incitant un cri amer de l'enfant torturé à être entendu. Vous l'avez fait. Vous l'avez fait. Vous êtes desormais ces doux agneaux de cette bergère, la cruauté. Naifs êtes-vous. Bernés avez-vous été. Vous ne serez point blâmés. Vous ne serez point jugés. Bien au contraire, mon peuple, je vous acclamerai. J'acclamerai votre courage, votre ardeur, votre sang-froid. Votre règne est désormais à sa gloire. Une gloire éphémere. Soyez-en fiers. Ma mère en a voulu à sa lignée depuis des siècles. Me voici libérée. Devrai-je m'en féliciter? Le rêve de ma mère n'était point le mien. Je me noie dans un ocean de sang perdu. Ce sang perdu aux mains de traitres envahit mon être. J'en pleure. J'en pleure.
Peuple, vous voici en compagnie de vos semblabes. Hommes, vous voici renforcés par mon peuple. J'ai été jugée coupable. Coupable de n'avoir avoué le vrai visage de ce monde à un peuple qui a été mien. Je m'incline. Je vous rends toute la joie que vous m'aviez offerte. J'ai été fière d'être votre reine. Je ne le suis plus. Libérez-vous. Déchainez-vous. Vous avez été mon peuple. Je vous ai instruit. Je vous ai construit. Relâchez le savoir de mon être. Reconnaissez les nouveaux hommes comme vos maitres. J'ai bel et bien perdu. Je me rends. J'en pleurs.
La fin d'une histoire merveilleuse.

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# Posté le vendredi 12 décembre 2008 10:12

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 06:47

Que Je T'aime.

Que Je T'aime.
Aujourd'hui, la mer pleure.
Estce donc ma tête qui me fait des siennes?
Vous me direz: "L'abstinence est clé!"
Mais les marins sentent les étranges moeurs.
Que cache ce mystère de mes peines?

Romeo, Romeo ..
Une lettre te serait adressée
Avec mes sentiments les plus sincères.
Serait un blaspheme une idée?
M'attardant point sur tes idéalismes,
Je dessinerai des montagnes de louanges
Ton incertitude; ta froideur; ton égoisme.
Tant pour te tricoter ta perte.

Ma plume ne connait point tes péchés
Et pourtant, elle a le meilleur des roles
Entre mes doigts meurtries pour te blesser.
Amour toujours n'est qu'une goutte détruite
Grâce à toi, grâce à nous.
Toute l'eau s'évapore.
La mer pleure.
Ma mère meure.

Je me paierai un bateau;
Bateau d'ardeur; d'amertume; d'horreur.
Je voguerai au loin
Et la mer se déchainerait sur mes peurs.
Oh oui! L'émotion y sera moins.
Je m'installerai dans une ruelle sans histoire,
Ou deux pièces tomberont.
Cela symbolisera notre amour peut-être.
"Tak!", Deux histoires écroulées de mon grimoire
Deux vies de dure labeur anéanties
Deux choses sans aucune valeur.

Je m'habituerai à nouveau
A ce monde pas tout à fait sain
A cet environment plutot théatrale
A ces maisons d'ivrognes
A ces batiments construits de sang.
Tu etais ce poison que je consumais de mon pleins grès.
Tout m'etait possible avec toi à mes cotés.
Désormais, tout m'est sombre.
Pourtant, n'est-on pas dans le meilleur des mondes?

# Posté le lundi 08 décembre 2008 11:19

Modifié le mardi 30 décembre 2008 22:59